Le Mexique, pays des Mayas, Aztèques, Toltèques etc.

Le Mexique est le berceau de plusieurs anciennes civilisations, Mayas Toltèques, Olmèques, Teotihuacans, Mexicos et bien d'autres encore. Plus de cent différents peuples y existaient avant l'arrivée des européens. Les richesses archéologiques, culturelles, énergétiques et richesses spirituelles abondent partout. L'énergie des constructeurs de ces civilisations demeurent imprégnés dans les édifices qu'ils ont érigés et qui sont une partie importante du riche héritage de notre planète.

La mémoire des anciennes connaissances est inscrite dans les pierres, mémoire d'un enseignement supérieur, d'un lien entre ciel et terre. C'est pourtant bien l'âme humaine qui a imaginé ces édifices pour parfaire son lien avec Dieu, l'humain a élevé ces édifices pierre sur pierre pour en faire un lieu de rencontre avec le Créateur. La nature a gardé bien des secrets intacts, des portes énergétiques cachées dans les forêts, les déserts, les montagnes ou près des océans. Sous ces ciels d'azur c'est l'humain qui aide à faire passer le courant entre ciel et terre. Chamans, guérisseurs et guerriers d'autrefois, cherchaient tous à puiser dans cette énergie qui renforce et régénère, et à l'heure actuelle ceux de leurs descendants qui ont gardé cette conscience font de même. Depuis l'arrivée des européens, l'ancien et le nouveau se côtoient dans une culture aux facettes innombrables

Je ressentais le besoin de prendre contact avec l'énergie des sites sacrés de ce pays. Sachant que mon Guide spirituel Tolos, (Thot) un immortel qui fut un roi-prêtre atlante, avait longtemps régné sur les anciennes colonies atlantes d'Égypte, de l'Amérique Centrale et de l'Amérique du Sud, je voulais compléter un genre de trilogie en faisant ce voyage. J'avais choisi comme guides et accompagnateurs, un couple qui connaissait bien les lieux pour les avoir visités à quelques reprises, mais je les avais surtout choisi à cause de leur complète ouverture du cœur. Pour diverses raisons, le voyage a été remis deux fois. Finalement, à la mi-janvier 2005, alors qu'au Québec l'hiver faisait chuter le thermomètre à -30 pendant la nuit, nous nous sommes envolés vers ce pays qui nous offrait une température plus clémente. Nous sommes allés de Montréal à Atlanta, puis de cette ville à Mexico.

Venant d'Atlanta, en passant par la Louisiane et le golfe du Mexique, ce qui attire le regard en survolant les toutes premières terres mexicaines, c'est la variété des formes géométriques et les couleurs des champs cultivés. Le paysage se déroulant sous nos yeux est composé de divers triangles, de rectangles et même de carrés presque parfaits, que viennent parfois briser le cercle ou l'ovale d'une montagne isolée ou encore, le tracé d'une route. Ces formes nous présentent quelques teintes de vert bien distinctes qui contrastent avec la couleur des champs en friche. Le paysage qui se déroule ensuite est constitué de collines, puis de montagnes de plus en plus imposantes et enfin, c'est le soulèvement en plateau de la chaîne de montagnes pour y asseoir la ville de Mexico que nous percevons, noyée dans un nuage de pollution. L'avion perce ce voile et nous descendons dans une grande cité dont personne ne semble connaître le nombre exact d'habitants. Demandez à qui vous voulez et on vous répondra presque invariablement que le chiffre de la population se situe entre 22 et 28 millions. Même si pour le nouvel arrivant, l'air irrite un peu la gorge, j'ai eu l'agréable surprise de me retrouver en harmonie avec l'énergie ambiante dans cette ancienne capitale des Aztèques.

Nos guides avaient retenu les services d'un chauffeur mexicain possédant une camionnette, pouvant asseoir neuf passagers, pour nous conduire jusqu'aux frontières du Guatémala. Nous nous sommes mis en route pour Oaxaca le lendemain de notre arrivée à Mexico. Nous ferions plus ample connaissance avec cette dernière ville au retour. Nous dirigeant vers le sud-est nous avons aperçu le célèbre volcan Popocatépetl qui chassait les brumes matinales voilant sa prestance. Lui qui culmine à 5254 mètres, n'allait tout de même pas encore accepter d'être à demi caché toute la journée par un vulgaire brouillard. Vu de ce côté, (face nord-ouest) j'ai immédiatement pensé que le volcan, qui a une solide réputation de fumeur, avait changé de camp et pris le parti de ceux qui ne veulent plus voir de fumée, même en photo. Après quelques kilomètres de route, alors que nous pouvions percevoir sa face opposée, j'ai été forcé de me raviser. La montagne était en état de profonde réflexion, tête parfaitement immobile pendant que plus bas, au niveau de sa bouche, s'échappait un mince filet de fumée. Ici, dans les vallées, tous les champs cultivés sont irrigués car le climat est très sec. Ce climat favorise la multiplication des cactus qui ont éliminé toute concurrence sur des dizaines de kilomètres, en prenant soin de revêtir chaque montagne de la tête aux pieds d'un tricot serré, contraste frappant avec les pics complètement chauves de la région de Mexico.

Nous sommes arrivés en fin d'après-midi à la Casa Arnel, un charmant petit hôtel d'Oaxaca, avec terrasses sur le toit, et nous y sommes restés trois jours. Nous projetions pour le lendemain de faire la visite de Monté Alban, site perché sur une montagne, où règne un silence absolu. C'est en ce lieu que se déroulaient autrefois tous les rituels religieux du Peuple des Nuages, (les Zapothèques). Les collines environnantes, vues de ces hauteurs, font figure de collier aux perles ornées d'habitations résultant du débordement de la ville d'Oaxaca. Ce soir de notre arrivée nous sommes montés sur la petite terrasse de l'hôtel pour une méditation car notre voyage se voulait spirituel. L'un de nos guides étant un canal pour l'énergie de Christos (notre Christ intérieur) avait organisé la visite des sites énergétiques afin que chacune soit une étape supplémentaire, nous conduisant vers un sommet spirituel. Cette petite terrasse que l'on nomme "la chapelle" ressemble à un nid d'oiseau qui surplombe une grande terrasse pourvue de tables et de chaises pour accueillir les clients de l'hôtel. Le nid ne peut loger que 7ou 8 personnes et assis entre ses murs de pierres, nous ne pouvions percevoir que le ciel. Ce ciel au bleu profond, paré d'une lune débutant sa phase décroissante, soulignait l'or des étoiles qu'il étalait. Mon regard allait se fixer sur l'une d'elles que je voyais scintiller et ce n'est que quelques heures plus tard que j'ai compris pourquoi.

Le lendemain, alors que nous gravissions la montagne depuis à peine cinq minutes, je me suis senti enveloppé d'une puissante énergie. Croyant que mes compagnons de voyage vivaient aussi un semblable état, je gardais le silence en pensant un peu tristement à tous ces touristes, qui passaient par là sans avoir le moindre ressenti de cette énergie particulière. La très sensitive épouse de notre guide, avait perçu ce qui se passait chez moi. Elle m'arrêta pour me dire: "il y a souvent des bénédictions qui descendent sur ceux qui visitent ces lieux, et on ne sait jamais d'avance par qui ces énergies vont passer". Pendant la méditation que nous faisions à l'ombre d'un bouquet de grands arbres, me parvint le message d'ouvrir un portail avec cette étoile remarquée le soir précédant. Des bénédictions descendraient non seulement sur notre groupe, mais aussi sur ceux qui viendraient par la suite. J'ai donc ouvert ce portail et, comme chaque fois que j'obéis sur le champ à ce qui m'est demandé, le manteau énergétique est retombé et c'est le cœur léger que j'ai visité ce site, l'un des mieux conservés du Mexique. On ne sait par quelle technologie cette montagne a été pour ainsi dire, étêtée pour en faire un plateau au sommet, afin d'y ériger différentes constructions. On m'a révélé qu'il y a, sur cette planète, deux autres montagnes dont on a ainsi aplani le sommet. L'une se situe à Thèbes en Grèce et l'autre, à Macchu Picchu au Pérou, site que j'ai visité.

Nous avons aussi rendu visite à l'arbre de Thulé, que l'on dit être un gardien-guide de la terre. Il est l'arbre le plus ancien de la planète, âgé de plus de deux mille ans. Sa taille est de 42 mètres et il a une circonférence de 58 mètres. Une partie de ses rameaux s'offre à notre toucher car il allonge généreusement les bras par-dessus la clôture installée pour le protéger. Nous pouvons communiquer avec la formidable énergie qu'il distribue et lui redonner un peu de la nôtre. La chapelle érigée sur le site semble bien humble à côté de cet imposant patriarche. Je suis entré dans ce sanctuaire alors qu'une messe venait de commencer. La plupart des assistants me semblaient être de la localité. J'ai remarqué la présence de quatre touristes dont trois se sont dirigés vers la sortie pendant la cérémonie. La petite taille du célébrant était remarquable parce qu'elle ne nous laissait voir que sa tête et ses épaules par-dessus l'autel. Je suis resté dans l'assistance pour réciter le "Notre Père", cette prière enseignée par le Christ, dont j'entendais la récitation en Espagnol pour la première fois. J'aime bien ressentir l'énergie qui surgit du chakra des mains lors de la récitation de cette prière, alors que l'on tient les bras relevés et les mains ouvertes vers le ciel. Cette fois encore, la magie a opéré.

Le matin suivant, nous nous sommes embarqués pour Palenque, le plus important site archéologique du Chiapas. La longue route nous présente des images variées où des montagnes aux formes multiples, font figure dominante. Sur la base de ces élévations on peut remarquer, à cause des plants bien disposés en rangées, la culture d'une espèce de cactacée, dont on tire la mescaline et un alcool très fort. Le paysage change peu à peu et lorsque nous pénétrons profondément dans la région du Chiapas, de belles prairies où paissent paisiblement des troupeaux de bovins apparaissent comme des tableaux d'un autre artiste peintre. Ici, pas de lit de rivière asséché, pas de champ irrigué mais en contrepartie, c'est le premier ciel nuageux que mes yeux rencontrent en ce pays. Les montagnes portant manteau et capuchon de cactus aux aiguilles traîtresses sont, elles aussi, choses du passé. Elles m'ont impressionné ces montagnes! Sans doute est-ce à cause des années passées à soigner des personnes psychiatrisées, que mon imagination les a perçues comme autant de schizophrènes vivant dans leur monde intérieur, évitant tout contact avec leurs semblables et à qui on hésite à toucher l'épaule pour les sortir un petit moment de leur solitude. Je me disais qu'il serait malsain de leur passer la main dans les cheveux. Sans m'en rendre compte, j'ai touché l'un de ces cactus lors d'un arrêt sur le bord de la route. Voyant le sang couler jusque sur ma main alors que je ne ressentais aucune douleur, je suis remonté jusqu'à la source, une toute petite piqûre au niveau du coude qui était à peine perceptible une fois le sang épongé.

Les postes de contrôle militaire se sont multipliés dans cette région depuis que le peuple s'est soulevé, il y a quelques années, contre le gouvernement mexicain. Ce jour-là nous devions nous rendre à San Cristobal, mais après avoir roulé pendant plus de 9 heures sur des routes sinueuses longeant souvent de profonds ravins, constatant que nous ne pourrions parvenir à destination avant deux ou trois heures, supplémentaires, nous avons passé la nuit à Gutiérrez. Le lendemain, peu après notre départ, nous constations que nous étions suivis par un véhicule militaire. Les soldats qui nous ont arrêtés, ont parlementé pendant une quarantaine de minutes avec notre chauffeur puis, nous ont suivi jusqu'au site de la Tonina où nous nous sommes arrêtés pour une visite des lieux. Ce site occupe un vaste espace et il comprend trois paliers auxquels on peut accéder par de larges escaliers. Alors que nous étions en méditation sous de grands arbres situés au pied de ces escaliers plusieurs fois centenaires, la vision d'une Dame, énergie féminine très lumineuse s'est imposée à moi. Elle me montrait le sommet du site recouvert d'une ombre violette et quatre sentiers bien verts allant de la base jusqu'au sommet. J'ai compris que l'on m'invitait à monter jusqu'à ces étranges habitations de pierres construites là haut. Arrivé sur place un bref message m'invitait à ouvrir un vortex comme me l'avait enseigné le Mahatma. J'ai fait ce qui m'était indiqué, puis je suis redescendu.

Nous avons retrouvé le véhicule militaire, cette fois stationné non loin de notre camionnette et les soldats qui à l'ombre des arbres, attendaient notre retour. Une autre discussion avec le chauffeur a retardé notre départ d'au moins quarante-cinq minutes et nous avons été encore suivis sur plusieurs kilomètres, puis, de nouveau arrêtés. Cette fois, ça sentait clairement le harcèlement. On pouvait croire qu'ils faisaient tout pour retarder notre arrivée à Palenqué. Nous avons été invités à prendre le repas du soir avec eux pour discuter. Notre guide leur a expliqué qu'il avait réservé des chambres à Palenque et que, si nous arrivions après dix-huit heures, nous risquions de les perdre au profit d'autres clients. Alors, comprenant probablement qu'il n'y avait rien à tirer de nous, ils sont partis. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous avons de nouveau été arrêtés, cette fois par la police avec qui il y avait eu communication à notre sujet de la part des militaires. Un policier venu s'enquérir de notre nationalité nous a immédiatement laissés partir en disant que ceux qui étaient l'objet de leurs recherches étaient Allemands. Enfin parvenus à destination, nous avons transporté les valises dans ces chambres que nous occuperions pour quelques jours, puis nous sommes allés nous restaurer. Ce soir-là après une courte visite des lieux sous un ciel étoilé où j'ai salué mes frères des Pléiades, je me suis endormi bercé par le chant des cigales. Le matin suivant, devant le restaurant, nous avons croisé et salué Victor notre chauffeur, qui jusque là nous avait accompagné et dont nous avions apprécié la gentillesse et le sourire. Il repartait pour Mexico.

Palenqué est au premier rang des merveilles archéologiques de la Mésoamérique, par l'intensité avec laquelle elle reflète la beauté, la puissance et la gloire de la civilisation Maya. Les ruines ne montrent qu'un fragment de la grandeur passée de cette cité, car celle-ci repose, pour sa plus grande partie, sous une épaisse jungle tropicale croisée de petits sentiers tracés entre nombre de tumulus qui cachent autant de trésors archéologiques. Par voie des airs, je ne sais par quels moyens techniques, on en a dénombré 1400. Je n'aurais jamais imaginé que l'on pouvait retrouver ici, la trace d'une civilisation remontant à 7000 ans avant J.C. Des gravures sur pierres nous tracent le portrait de certains peuples ayant vécu sur le territoire: des Égyptiens qui, selon les archéologues, sont de l'époque de Ramsès II, un peuple noir, un peuple asiatique (le dragon chinois de même que le Bouddha sont bien visibles) et quelques autres sont représentés. Vous pouvez visiter: le Temple des inscriptions, le Palais, la Place du soleil, le Temple de la croix feuillue, etc. Les différents peuples et les dynasties qui se sont succédés, ont construit sur ce qui existait déjà, de sorte qu'il faudrait créer des couloirs intérieurs dans ces masses de pierres, pour atteindre ce que furent les premières constructions.

De notre résidence temporaire, où nous avons été tirés du sommeil par le chant du coq, nous nous sommes rendus à pied sur le site. En matinée, un guide local dirigeait nos déplacements, en donnant nombre d'informations concernant les découvertes archéologiques et ceci, sous la surveillance indiscrète des singes qui se sont faits les gardiens des lieux. Du haut des arbres, ils font un incroyable tapage, peut être pour indiquer qu'on dérange leur quiétude. C'est également sans gêne qu'ils perturbent le sommeil des touristes logeant près de la forêt. Ce jour là, en fin d'après midi et après une visite libre, nous nous étions donnés rendez-vous devant le Temple du Sarcophage. Nous avons gravi un long escalier de pierres donnant accès à la porte qui conduit à un autre long escalier intérieur qui s'enfonce jusqu'à environ soixante centimètres sous le niveau du sol.

Devant le sarcophage, nous sommes entrés dans une méditation guidée et lorsqu'il nous fut demandé d'élever nos vibrations, m'est apparu ce que j'ai d'abord pris pour la représentation d'un dieu Maya. Je voyais un genre de statue assise sur un trône et le tout entièrement sculpté dans un bloc d'or projetait des rayons lumineux. Je me suis approché et juste comme j'allais toucher le personnage, il s'est levé, s'est fusionné à mes énergies, puis, je me suis retrouvé seul et très étonné. Cela s'est passé si vite que mon mental n'a pas eu le temps de réagir. En décembre 2004, alors qu'on m'avait informé que le voyage était prévu pour le mois suivant, j'avais eu la vision d'une jeune amérindienne Maya qui marchant dans la pénombre, alors que je m'y promenais aussi. Elle est venue se fusionner à mes énergies avec la même rapidité. J'avais alors questionné mes Guides sur le sens de cette vision. Ils m'ont répondu qu'elle représentait une énergie féminine ancienne qui revenait se fusionner à moi.

Tôt le lendemain nous sommes partis pour Bonampak, site qui atteignit son apogée vers 776-790 lorsqu'on fit élever le remarquable Temple des Peintures. Les murs et les voûtes de ses trois salles sont couverts de peintures murales aux couleurs vives, donnant un aperçu de la vie et de l'apparat des Mayas. Au cours de la méditation sur l'un des tumulus, une puissante énergie s'est de nouveau emparée de moi. Enveloppé de cette vibration que je ressentais comme très égyptienne, un message me disait que le moment était venu d'initier aux Tables d'Émeraudes un compagnon de voyage qui s'y était préparé depuis des mois en lisant les textes sacrés de Thot l'Atlante, que je lui avais remis. Le message me disait que le rituel se déroulerait à la manière atlante, qui est bien différente du rituel que j'avais vécu lors de mon initiation. J'ai agi selon ce qui m'était demandé et j'ai fortement ressenti un transfert d'énergie vers la personne initiée. Je n'aurais pu imaginer que cela puisse se faire au cours de ce voyage.

Nous sommes aussi allés à Yaxchilan, en pleine forêt des Lacandons. Comme ce site n'est accessible que par bateau ou avion, nous avons choisi la voie fluviale. Sur les berges de ce cours d'eau, servant de frontière entre le Mexique et le Guatémala, de grands caïmans veillent sur leur domaine en se dorant paresseusement au soleil. Pendant ces longs moments de repos, il semble que le seul exercice obligatoire est l'ouverture et la fermeture de leurs énormes mâchoires. Ils ne nous permettent pas de les voir d'assez près pour examiner leur dentition. Peut être sont-ils timides, ou frustrés que nous ne partagions pas leur conception de l'élégance, ils plongent dès que l'on s'approche de la rive. Le site autrefois relié au pays voisin par un pont, dont on perçoit encore la base des piliers, abonde en glyphes, stèles, lintaux sculptés, crêtes faitières en stuc et temples. En ce début de soirée, après la visite du site, l'aller retour en bateau sur la rivière Usumacinta et les heures passées sur la route, j'étais heureux de retrouver ma chambre. Il ne restait plus que deux jours avant notre retour à Mexico.

Le matin suivant, nous nous sommes rendus à Misol-Ha, chute d'une hauteur de 30 mètres. Après une longue méditation sur les bords d'un profond bassin patiemment creusé par la chute, Christos a trempé notre front et nos mains des eaux de ce site sacré en livrant un message particulier à chacun. Ce fut le point culminant de notre voyage initiaique. Le reste de la journée fut consacré à la visite de Agua Azul où le Rio Yax-Ha se transforme en une série de 500 cascades et rapides tourbillonnants. Tout au long du large sentier qui suit le cours d'eau, des artisans ont installé leur boutique. Ces étalages valent bien un coup d'œil et même un deuxième, où le plus souvent des sommes importantes de pesos changent de mains, allégeant le porte-monnaie des touristes pour en alourdir et parfois gonfler exagérément leurs sacs.

Le dernier jour passé au Chiapas, fut de nouveau consacré à la visite du site de Palenqué et le soir, à vingt heures, nous prenions l'autobus pour Mexico où nous sommes débarqués le lendemain à neuf heures et vingt. Pendant le trajet, entre les périodes de sommeil, le mot "urgence" résonnait dans ma tête. Dans un message, le Mahatma est venu me dire: "Il y a maintenant urgence pour les humains de se préparer à la rentrée dans la cinquième dimension. Aussi, à compter du 2 février, je ferai descendre sur les initiés au Reiki Parjina, une nouvelle énergie qui accélérera l'intégration de la vibration des symboles afin que la période d'attente entre les initiations aux différentes séquences soit diminuée". J'étais encore dans la vibration de ce message lorsque arrivés au terminus, nous avons pris des taxis pour rentrer à l'hôtel.

Nous disposions d'une journée libre et nous sommes allés visiter le site aztèque, situé à moins d'une heure de la ville par autobus. Il est vaste, imposant, c'est le mieux conservé de ceux que j'ai visité au Mexique. Malgré sa magnificence, je n'ai ressenti aucune énergie particulière en le parcourant. Le soir, je suis allé prendre un bain de foule, dans ces rues d'un quartier de Mexico où les vendeurs étalent leur marchandise sur les trottoirs, ce qui oblige les clients potentiels à marcher dans la rue. C'est un spectacle que de voir les chauffeurs de taxis, la main sur le klaxon, se frayer un chemin dans la foule en frôlant dangereusement les piétons. Le lendemain matin constatant qu'il me restait quelques centaines de pesos que je ne tenais pas à ramener chez moi, j'ai visité les boutiques avoisinant l'hôtel. Je ne voulais pas m'éloigner car nous devions partir pour l'aéroport international à onze heures. Pendant le vol de retour, je revivais les jours passés en ce pays. Malgré la fatigue occasionnée, surtout par de longues heures passées sur les routes, j'avais fait un voyage avec 7 personnes très respectueuses les unes des autres. Ce couple de guides au grand cœur, avait été un excellent choix de ma part. J'avais vraiment fait un merveilleux voyage initiatique.


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