Visite du pays des Pharaons

Au cours du printemps 2001 dans la région de Montréal, quelques groupes d'initiés se sont formés pour aller visiter les sites énergétiques de l'Égypte Ancienne et j'ai été invité à me joindre à l'un d'eux pour un séjour de trois semaines au pays des Pharaons. Parti de Montréal en début de soirée, notre avion s'est posé à Paris au lever du jour, où après quelques heures d'attente un autre véhicule aérien s'est présenté pour nous transporter jusqu'au Caire. A notre arrivée, Dame Nuit avait déjà étendu ses voiles sur le pays mais, nous percevions ça et là, quelques éclats d'une lumière intérieure de ce pays, que l'obscurité n'arrivait pas à couvrir. De longues heures de vol m'avaient donné bien davantage le goût du sommeil que celui de la poésie et après la cueillette de nos bagages, c'est avec satisfaction que je suis monté dans l'autobus venu pour nous conduire à l'hôtel. Je savais que le lendemain serait pour moi la réalisation d'un rêve que je caressais depuis l'enfance, une visite de la Pyramide de Kéops était au programme.

Au lever, poussant un peu le rideau de la fenêtre, j'avais sous les yeux l'opulence côtoyant la pauvreté. Nous logions dans l'hôtel luxueux d'une chaîne américaine entouré de magnifiques jardins anglais, alors que juste de l'autre côté de la clôture, un âne attaché à son pieu regardait l'air résigné se profiler devant lui une suite de maisons grises délabrées. Il tournait résolument le dos à cette richesse dont il ne profiterait jamais pour se concentrer sur son destin. J'ai dû le laisser à ses pensées pour rejoindre mes compagnons de voyage à la salle à manger. Tous avaient passé une nuit reposante et se préparaient dans l'enthousiasme à une première visite des nombreux sites millénaires dont les dieux ont doté ce pays. Quelques jours plus tard, j'ai appris de la bouche de notre guide égyptien, pourquoi les murs extérieurs de nombreuses maisons, comme la plupart de celles faisant partie du paysage quotidien de cet âne, semblent toujours en attente d'être complétés. C'est que la loi égyptienne ne permet de taxer que les habitations dont la construction est terminée. La coutume voulant qu'un étage soit ajouté à la maison lorsque l'un des fils y résidant prend épouse, c'est alors l'un des murs de ce nouvel étage qui restera en plan et ainsi, seuls les riches complètent ce travail sur leurs maisons et paient des taxes sur leurs propriétés.

Voyager dans certaines rues du Caire, c'est toute une aventure. Dromadaires, ânes, voitures à chevaux, automobiles, autobus et camions de toutes sortes vont dans la même direction mais, pas du tout au même pas. J'étais plein d'admiration pour les chauffeurs arrivant à garder une certaine vitesse en se faufilant habilement dans ce paysage hétéroclite et mouvant, frôlant très près ce qui bouge plus lentement sans l'accrocher. Lorsque sortis de la ville nous avons rencontré des palmeraies, je ressentais le vif contraste entre l'énergie de ces lieux et celle du Caire qui est très Yang. Ici la vie semblait s'être soudain arrêtée il y a deux mille ans sur de jolies maisonnettes reposant à l'ombre des palmiers et sur des chemins peuplés de femmes et d'enfants se promenant à pied ou à dos d'âne. J'avais le sentiment d'y avoir vécu au moins l'une de mes incarnations.

Dans cette traversée matinale de la campagne égyptienne, le nombre d'ouvriers aux champs témoignait du fait que le travail s'y fait tôt le matin avant que le soleil ne soit trop chaud. Nous avons enfin aperçu sur leur lit de sable noyé de soleil, les pyramides. Elles étaient là se profilant à l'horizon, telles que vues tant de fois depuis mon jeune âge, sur de nombreuses illustrations. Le but de notre visite était la pyramide de Kéops et nous nous sommes rapidement dirigés vers elle avant que ne se produise l'affluence de touristes. Déjà, une file humaine s'allongeait devant son entrée, contrôlée par des gardiens prenant leur rôle très au sérieux. Un simple coup d'œil aux alentours nous indiquait qu'ici, on ne badinait pas avec le sécurité. Des soldats armés étaient postés aux endroits stratégiques près des pyramides, tandis que sur les collines couronnant les lieux, des hommes à dos de dromadaires, immobiles sous un soleil déjà cuisant faisaient la surveillance. Le tourisme étant l'une des industries les plus importantes pour ce pays, le gouvernement a renforcé les mesures de sécurité après que des attentats aient été commis contre des visiteurs étrangers

A la porte, le droit d'entrée se paie en dollars américains, alors que partout ailleurs on accepte généralement que la livre et la piastre égyptienne. Dès les premiers pas dans cette massive construction de pierres multi-millénaire, une sensation vraiment spéciale s'empare de toute personne éveillée à l'énergie. La montée vers la chambre de la reine se fait par un long couloir au plafond si bas que l'on s'y tenir courbé pour le traverser. J'ai peine à imaginer que les anciens Égyptiens aient été d'assez petite taille pour s'y tenir droit. Peut être devait-on y marcher dans cette position en signe d'humilité pour accéder aux chambres de la reine et du roi. Quoi qu'il en soit, sorti de ce tunnel on peut enfin se redresser pour pénétrer dans la chambre de la reine. Dans la pièce rectangulaire absolument vide de tout objet, j'ai été un peu déçu de ne pas retrouver une énergie particulière attachée à ce lieu.

On accède à la chambre du roi par un long couloir ascendant identique au premier. En quittant ce dernier, dès que les gardiens nous permettent de pénétrer dans la pièce, un étrange sentiment nous enveloppe. Les mains posées sur la maçonnerie dansent sous la force de la vibration qui s'en dégage. Ici, tout est chargé d'énergie: le plancher, les murs, l'air que nous respirons et bien sûr, le sarcophage dans lequel les initiées de l'époque des Pharaons devaient passer une nuit entière. Depuis cette époque, il a été déplacé pour éviter que ne se reproduisent certains incidents malheureux de nature énergétique vécus par des visiteurs. Au moment de notre entrée, deux jeunes femmes assises entre ses parois, y pratiquaient un long rituel, ce qui a privé les membres de notre groupe de précieuses minutes pour en expérimenter l'énergie. J'ai été le quatrième à m'allonger dans le sarcophage enfin libéré, pour ressentir le puissant courant qui touche et active immédiatement les glandes pinéale et pituitaire. C'est une sensation vraiment unique que j'aurais aimé vivre pendant au moins une heure, sinon pendant toute une nuit, mais devant tant de personnes en attente il fallait bien céder sa place.Revenus à l'hôtel pour le repas du midi, nous apprenons que ceux qui le désirent pourront retourner à la pyramide pour assister en soirée à un spectacle de sons et lumières.

Un ami et moi avions décidé de visiter autre chose, mais apprenant que les gens du groupe iraient prendre le repas du soir tout près des lieux du spectacle, nous avons accepté de nous y rendre aussi, pour les accompagner au restaurant et attendre ensuite leur retour sur place. Certains restaurants sont construits en forme de rectangle avec mûrs ouverts sur une cour intérieure pavée de pierres ou de béton. On nous a dit qu'ici, il ne pleuvait qu'une seule fois par année, ce qui semble à peine exagéré, alors les voyageurs une fois restaurés peuvent se rendre dans cet espace à ciel ouvert pour fumer la chicha au grand air. Notre guide égyptien après avoir reconduit les personnes sur les lieux du spectacle est revenu nous tenir compagnie avec le chauffeur. Il nous a demandé si nous étions fumeurs et devant une réponse négative, il nous a demandé de l'attendre pendant quelques minutes égyptiennes, ce qui ressemble fort aux longues minutes amérindiennes.

Une demi-heure plus tard il est revenu avec deux hommes portant chacun une longue pipe fumante, l'une était pour lui et l'autre destinée au chauffeur. Ces articles de fumeurs sont munis d'un petit fourneau dans lequel le tabac est déposé et allumé par des charbons ardents. La fumée passe par un tuyau métallique qui la conduit dans un récipient contenant de l'eau d'où elle arrive au fumeur par un long boyau flexible. Devant cette découverte, j'ai rapidement pensé que notre guide et notre chauffeur étaient assez responsables pour ne pas fumer un "tabac" affectant leurs facultés vu qu'ils étaient en service et je me suis surpris à dire: j'en veux une moi aussi! Quelques cris de la part de notre guide aux serveurs qu'il connaissait bien et en peu de temps une pipe allumée a été déposée à mes pieds. Le chauffeur est venu m'expliquer et me démontrer comment en activer le feu et c'est ainsi que j'ai fumé la chicha et me suis fait un ami de cet homme qui, pour le reste du trajet ne perdait pas une occasion de venir me faire la causette dans un Anglais à l'accent très britannique. Il m'a raconté avoir été le chauffeur personnel du président El Sadate et m'a montré la trace d'une balle reçue dans la cuisse droite lorsque celui-ci a été assassiné. J'ai constaté qu'une excellente façon de se faire accepter lorsque l'on voyage à l'étranger, est d'agir comme les habitants du pays.

Le Nil est la colonne vertébrale de l'Égypte et les différents temples construits sur ses rives sont comme des chakras énergisant le pays. Ce cours d'eau donne vie à un territoire, qui lui doit entièrement son existence. Que ce soit à partir de l'une ou l'autre de ses rives, on ne pourrait marcher bien longtemps en lui tournant le dos sans déboucher dans le désert, où quelque rochers se sentent bien seuls pour faire obstacle au sable qui, sous la poussée du vent recouvre tout. Parfois un arbre séculaire s'abreuvant à une source souterraine vient surprendre notre regard en brisant la monotonie du paysage et nous pouvons constater que les dromadaires profitent largement de son ombre si on en juge par les nombreux dépôts ensablés témoignant de leur passage. Nous avons passé quelques jours à visiter les temples, de différents dieux, touchant les pierres pour ressentir leurs vibrations particulières et nous en imprégner. La semaine suivante, un petit avion nous a transportés dans la Haute Égypte du temps des Pharaons. Nous sommes descendus à Philae, chez les Nubiens. Si les dieux n'ont pas transporté ici un coin du Paradis perdu, ils se sont certainement donnés la main pour le recréer. Toutes les subtiles nuances du mot douceur s'y sont données rendez-vous.

On peut attribuer ce qualificatif au climat, aux énergies et au peuple du pays. Le soir même de notre arrivée, dans une méditation sur le toit de l'hôtel, je me suis vu lors d'une précédante incarnation, vêtu d'une tunique blanche, vivre une initiation. J'ai d'abord eu la vision d'un homme allongé face contre terre, en signe d'humilité, devant le Grand Prêtre. Celui-ci l'a affectueusement relevé pour lui faire vivre un rituel où l'imposition des mains sur différentes parties du corps tenait une place prépondérante. Je me suis ensuite vu répétant à de multiples reprises ce rituel de l'officiant, sur des hommes jeunes ou d'âge mur, préparés par de longues heures d'enseignement. J'ai finalement vu cet homme faire sa transition sur l'autre plan, après une très longue vie, la vie sereine de celui qui sait être là pour servir. Il reposait dans un cercueil, toujours vêtu d'une tunique blanche qui, comme par osmose, avait avec le temps aussi blanchi sa barbe et ses cheveux. Je suis revenu à la réalité du moment sous un vent chaud soufflant du sud, un ciel étoilé et une lune croissante qui veillaient sur cette nuit incomparable.

Pendant quatre jours, nous avons redescendu le cours du Nil, ne retournant vers la rive que pour visiter les plus importants sites historiques, en compagnie de notre guide égyptien. Nous croisions sur notre route de nombreuses petites barques à voile remontant le fleuve, tandis que d'autres de ces jolies felouques, voguant à leur rythme, se laissaient dépasser sans le moindre esprit de compétition. Toutes ces images me donnaient la sensation d'être projeté hors du temps. Sur notre bateau, des Nubiens munis d'instruments à percussion s'amusaient à nous faire répéter un chant rythmé. Tout le monde était mis à contribution et à leur grande joie, nous arrivions à prononcer quelques mots dans leur langage incompréhensible. Les berges se faisaient tantôt vertes, tantôt désolées, car à certains endroits le désert mesquin, niant tout droit de vie à la végétation, avançait effrontément ses dunes jusque sur la rive. Le quatrième jour, après trois nuits de sommeil bercé par les vagues, nous sommes arrivés en vue de Louxor, ville qui porte en elle de belles pages d'histoire.

De grands palmiers, tels d'énormes parasols, ombrageaient le sol entre notre hôtel et le Nil. Quelques bancs discrètement placés, invitaient au recueillement. Depuis mon entrée en Égypte, c'était la troisième fois que je ressentais quelque chose de vraiment spécial me toucher dans l'énergie d'un lieu. Le lendemain de notre arrivée j'avais besoin de me retrouver seul et, plutôt que de suivre le groupe dans une visite de la ville et pour marchander dans les souks, j'ai préféré passer l'après-midi sur place. Depuis tôt le matin des messages concernant les étoiles m'arrivaient. D'abord confus, ils tardaient à se clarifier mais ils étaient très insistants. Je suis allé méditer sous un palmier regardant le fleuve couler à mes pieds et là, ils se sont fait limpides. J'étais branché à l'énergie des Pléiades et on me disait: "vous êtes les Enfants des Étoiles. Vous attachez beaucoup d'importance aux planètes de votre système solaire sans vous rendre compte que leurs énergies sont, tout comme les vôtres, régies par des étoiles. Quelques unes d'entre elles influencent davantage votre vie, dont trois le font plus particulièrement. L'une de ce trio agit sur votre existence de façon directe et dominante. Le temps vient où de nouveau vous aurez le bonheur de vous nourrir à même l'énergie de ces astres, comme le faisaient depuis toujours les humanités précédant votre involution".

J'avais placé dans mes bagages l'échelle de Magalik et, par certaines mesures, j'ai repéré une à une, ces forces dirigeantes de ma présente incarnation. La dominante est Alcyone des Pléiades, ce que je savais intuitivement depuis longtemps, et les secondaires, Sirius et Arcturus. L'astrologue qui l'année précédente avait tracé ma carte du ciel confirmant l'influence d'Alcyone dans ma vie, trouvait bien mystérieux que je connaisse déjà son importance. Ce n'est cependant que deux ans plus tard que j'ai fait la découverte du lien entre nos chakras et les étoiles. J'ai alors vraiment compris la nature de cette nourriture dont parlait le message. Après ce que nous avons appelé la "chute de l'homme", une barrière a été placée entre les chakras alimentant nos divers corps et nos chakras cosmiques de sorte que les premiers ne puissent plus se nourrir de l'énergie de ces derniers. Cependant, il est maintenant redevenu possible de créer cette ouverture.

Après Philae et Louxor, pour moi la ville la plus agréable fut Alexandrie. Située sur les bords de la Méditérannée dont les vagues viennent lui baigner les pieds depuis des millénaires, elle a acquis une personnalité dégageant un charme très attirant. Le balcon de notre chambre d'hôtel nous présentait une vue exceptionnelle. Sur la gauche, une suite de villas revêtues de blanc se perdaient à l'horizon. Devant nous, une mer bleue où des bateaux traçaient lentement leur sillage et plus près de nous sur la berge, une longue promenade bordée de petits palmiers, promenade dont nous avons largement profité. Pendant que mon enfant intérieur subitement éveillé était tout à sa joie, mon compagnon de chambre revivait, une incarnation antérieure qui lui revenait par bribes. Par la fenêtre, il regardait de longs moments du coté de la mer, la larme à l'oeil et parfois les mains tremblantes. Je le laissais vivre ces minutes en silence et il m'a simplement dit avoir dans une autre vie, passé des moments très difficiles en ces lieux et m'a remercié de ma discrétion.

Cette personne qui avant le voyage n'était qu'une connaissance, est devenu un ami venant loger chez-moi lorsque sa profession l'appelait dans le région de Montréal. Un soir alors que nous parlions d'énergie, il me dit ceci: "Sanat Kumara souhaite que j'aie l'humilité de te demander l'initiation à l'énergie du Mahatma" Entendant le nom du Mahatma j'ai senti un fort courant énergétique dans la colonne vertébrale et je savais que nous allions vivre quelque chose d'important. J'ai donc fait cette initiation et pendant près de trois heures, nous avons baigné dans une énergie si fortement présente que nous avions l'impression de pouvoir toucher ces deux Êtres de Lumière que nous ressentions à nos cotés. Cet homme méticuleux qui faisait de l'escalade depuis 28 ans, a fait brusquement sa transition dans une chute mortelle avec sa compagne en tentant l'ascension d'une falaise de la rivière Saguenay.

Notre voyage en était à ses derniers jours lorsque nous sommes retournés au Caire. J'étais de ceux qui souhaitaient vivre une promenade dans le désert et l'avant-dernier soir de notre séjour en Égypte nous avons concrétisé notre désir. C'est une expérience inoubliable que de monter un dromadaire pour la première fois. L'animal est couché pour nous permettre de prendre place et lorsqu'il se relève, redressant ses longues pattes arrières, on est brusquement projeté vers l'avant. Heureusement que l'on nous conseille de nous cramponner à la selle car nous nous retrouverions inévitablement à manger du sable sous l'oeil satisfait de notre monture. Regardant la caravane prendre son élan accompagnée d'un chamelier marchant devant chaque animal je me suis senti rassuré. Ces hommes sauraient contrôler la situation si l'un de ces camélidés à l'allure hautaine s'avérait mal luné.

Après quelques kilomètres nous nous sommes arrêtés pour vivre un petit rituel. Assis en demi cercle face à nos dromadaires couchés sur le sable, nous écoutions religieusement notre guide égyptien nous lire dans sa langue quelques passages du Coran. Je me sentais en harmonie avec l'énergie se dégageant de cette lecture et il me semblait que tous les éléments de notre environnement l'étaient également. Par dessus nos montures nous apercevions les pyramides baignées des lumières du soleil couchant, pendant que ce dieu des Anciens Égyptiens étalant ses feux sur notre gauche pour nous dire aurevoir.

Nous avons visité une mosquée, et moi qui aime vivre le ressenti des énergies d'un lieu, j'ai été déçu de n'y rien retrouver de particulier. L'explication donnée par notre guide est que ce sanctuaire étant ouvert à tous, musulmans ou non, ses vibrations ne sont pas celles d'une maison de prières fréquentée par les seuls disciples de Mahomet. Je ne crois pas que ce soit dans le Coran que l'on puise le fanatisme et la violence dont font actuellement preuve trop d'adeptes de cette religion, mais dans la façon dont il est interprété et enseigné par certains dirigeants pour servir leur cause du moment. Pendant de notre séjour en Égypte, nous avons aussi assisté à certains spectacles dont celui d'un homme du désert démontrant qu'un serpent "apprivoisé" peut être inoffensif.

Au son d'une musique égyptienne, les volontaires allaient à tour de rôle toucher le reptile qui était ensuite placé sur leurs épaules en guise de collier. Cet homme, au visage buriné par le soleil et les vents, n'en était pas à ses débuts et percevait la moindre crainte chez la personne qui s'avançait vers lui, et il en profitait souvent pour lui frapper la joue gauche d'un petit coup de tête du serpent. Je savais que ces reptiles sont nourris avant le spectacle et qu'ils sont inoffensifs pendant leur digestion. C'est donc bien calmement que je suis allé lui rendre visite. Une autre fois, ce sont de jeunes femmes russes sont venues nous présenter des danses folkloriques. Le tableau le plus mémorable de tous est cependant celui où nous nous sommes retrouvés à la salle à manger de notre hôtel pour le repas du soir, vêtus de djellabas. C'était fort amusant de voir nos compagnes et compagnons de voyage sous un nouveau jour. Un dicton veut que l'habit ne fasse pas le moine, mais nous étions à même de constater à quel point il peut en changer l'apparence. Ceux qui étaient passés au maquillage étaient complètement méconnaissables dans ce nouvel habit.


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